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4 erreurs difficiles à rattraper au post-traitement

Comme vous vous intéressez à la photographie, je ne vais pas vous apprendre que le post-traitement offre beaucoup de possibilités. Supprimer un détail gênant, ajouter un élément provenant d’une autre photo, modifier en profondeur les couleurs, ou encore gommer les rondeurs d’un président de la République française en vacances aux Etats-Unis 😉

Quoi que vous pensiez de la retouche photo (et de ses dérives), vous devez savoir qu’il n’est pas possible de tout faire dans un logiciel de post-traitement. Il y a encore certaines choses que vous ne pourrez pas corriger si vous n’y avez pas fait attention au moment de la prise de vue.

C’est ce que je vous propose de découvrir dans cet article ! Nous allons voir qu’il existe au moins 4 erreurs que vous aurez du mal à rattraper au post-traitement.

1. Une photo floue

Il peut y avoir plusieurs raisons pour expliquer qu’une photo soit floue. Par exemple, la vitesse utilisée n’était pas assez rapide pour figer un sujet en mouvement. Ou la mise au point a été faite au mauvais endroit et le sujet n’est pas compris dans la zone de netteté. Ou encore, la vitesse était trop lente pour photographier à main levée et un flou de bougé est apparu.

Quelle qu’en soit la cause, obtenir une photo floue n’est jamais plaisant. Surtout quand on a fait beaucoup d’efforts pour arriver à un bon résultat. Une façon de se réconforter serait de penser qu’il y a toujours moyen de rattraper les choses au post-traitement. Et bien, ce n’est pas vraiment le cas…

Il est bien sûr possible de donner du croustillant à une photo qui manque un peu de netteté. Mais vous ne pourrez pas récupérer une photo complètement floue. Même en utilisant un logiciel perfectionné et en poussant les curseurs au maximum.

Les logiciels de post-traitement reposent sur une accentuation des contours pour renforcer l’impression de netteté. Mais à partir du moment où la photo – ou un élément de la photo – est flou, il n’y a pas de contours bien définis. Et il n’est donc pas possible de restituer de la netteté !

A titre d’exemple, prenons la photo ci-dessous où la zone de mise au point a été mal choisie. On voit clairement que la zone nette ne se situe pas sur l’oiseau au premier plan mais plutôt au niveau des buissons à l’arrière.

Photo-floue-post-traitement

Regardons maintenant ce qui se passe si on renforce la netteté dans un logiciel de post-traitement. Ici, j’ai utilisé Photoshop et j’ai poussé le gain à 500%, soit la plus haute valeur disponible dans le logiciel pour renforcer la netteté. On voit que les buissons à l’arrière-plan ont été renforcés, beaucoup trop même. Mais l’oiseau au premier plan, lui, reste désespérément flou !

Photo-floue-nettete

Il n’y a pas grand chose à tirer de cette photo, on peut dire qu’elle est bonne à jeter ! Bon d’accord, elle a quand même une petite utilité… Elle peut servir à illustrer un article de blog 😉

2. Une composition banale

Êtes-vous du genre à prendre du temps pour réfléchir à la composition avant d’appuyer sur le déclencheur ? Ou êtes-vous plutôt du genre à viser à la hâte et à prendre vos photos rapidement en vous disant que vous ajusterez le cadrage au post-traitement ?

Si vous êtes dans la deuxième catégorie, vous risquez d’avoir du mal à obtenir des images captivantes. Certes, vous pouvez recadrer vos photos au post-traitement pour essayer de leur donner plus d’impact. Par exemple, en positionnant le sujet ou un élément important sur un point fort du cadre. Mais ce ne sera pas toujours suffisant…

Une bonne composition se construit avant tout au moment de la prise de vue. Comment vais-je agencer les éléments pour former un ensemble cohérent et harmonieux ? Qu’est-ce que je vais faire pour mettre en valeur mon sujet ? Est-ce que je souhaite isoler mon sujet de l’arrière-plan ou au contraire situer le contexte ? Etc…

Toutes ces questions doivent être tranchées avec l’appareil photo entre les mains, pas après-coup devant son ordinateur ! Vous ne pouvez pas utiliser le post-traitement comme une baguette magique et compenser les faiblesses d’une composition banale.

composition-retouche

Une composition quelconque, sans point d’accroche pour attirer le regard. Un joli coucher de soleil ne suffit pas à faire une bonne photo 😉

3. Des hautes lumières brûlées

Prenez-vous suffisamment de temps pour vérifier l’exposition de vos photos lorsque vous êtes sur le terrain ? Lorsque la scène présente un éclairage homogène, votre boitier sera rarement pris à défaut. Par contre, en présence d’un éclairage difficile, c’est souvent plus compliqué… Si vous avez fortement surexposé votre image, il y aura sûrement des zones du cadre où les hautes lumières seront brûlées.

En enregistrant vos photos au format JPEG, vous aurez beaucoup de difficultés pour assombrir les zones concernées par une surexposition. Avec le format RAW, vous disposez d’une marge de manœuvre pour récupérer de l’information dans les hautes lumières. Mais si vous êtes allé trop loin et que certaines zones ne contiennent plus aucun détail, vous ne pourrez rien faire pour les rattraper au post-traitement.

Pour bien s’en convaincre, regardez l’image ci-dessous. Il ne fait pas de doute que cette photo présente des zones surexposées, notamment au niveau du ciel et des bâtiments à l’arrière-plan.

surexposition

Regardons maintenant la même image corrigée au post-traitement (diminution des curseurs Exposition et Hautes Lumières dans Lightroom). Vous pouvez remarquer que de la matière a pu être récupérée dans le ciel grâce à la souplesse du format RAW. Il a retrouvé sa teinte bleue et les nuages ont pu être révélés. Par contre, certaines zones sur la façade des bâtiments ne contiennent toujours aucun détail et la situation est irréversible…

4. Des basses lumières bouchées

On reste dans le même ordre d’idée que le point précédent. Mais cette fois-ci, on se déplace à l’autre extrémité de la plage tonale vers les tons sombres. Si vous avez largement sous-exposé votre photo, il y a des chances qu’une partie des tons foncés soient bouchés.

Une fois encore, avec une photo au format JPEG, il sera difficile d’éclaircir les zones sombres sans dégrader la qualité d’image. Avec des photos au format RAW, vous aurez plus de latitude au post-traitement mais vous ne pourrez pas non plus forcément tout récupérer…

Je vous propose de regarder un exemple pour illustrer mon propos. La photo ci-dessous présente une forte sous-exposition, si bien qu’un bonne partie du feuillage et le gorille (oui, il s’agit bien d’un gorille !) sont beaucoup trop sombres.

J’ai tenté de récupérer ce qui pouvait l’être au post-traitement (augmentation des curseurs Exposition et Ombres dans Lightroom). J’ai volontairement poussé les curseurs pour essayer de déboucher au maximum les ombres.

La majeure partie des tons foncés ont été éclaircis, il s’agit des zones où le capteur a reçu suffisamment de lumière pour enregistrer de l’information. Mais certaines zones, au niveau du pelage du gorille, restent sombres et sans détails.

Sous-exposition-post-traitement

Vous devez aussi avoir en tête un autre point important. Même si vous arrivez à éclaircir les ombres, vous allez faire apparaitre du bruit numérique. Vous savez, ce fameux grain qui apparait lorsque vous prenez des photos avec une sensibilité ISO élevée. Et bien ce bruit se développe aussi quand on débouche fortement les ombres. Plus la correction est poussée et plus il est présent.

Pour bien s’en rendre compte, regardons un agrandissement de l’image précédente. Vous pouvez voir sans difficulté une granulation qui se superpose à l’image, notamment sur le visage de l’animal et sur les feuilles.

bruit-eclaircir-ombres

Conclusion

Nous venons de voir quelques erreurs qu’il était difficile voire impossible de rattraper au post-traitement. Quelque part, c’est rassurant de se dire que le photographe joue encore un rôle important dans la réussite de ses photos !

J’espère que cet article vous aura donné des arguments pour bichonner vos photos dès la prise de vue. Le post-traitement sera beaucoup plus simple et rapide. Vous n’aurez alors qu’à l’utiliser comme un révélateur pour sublimer et faire ressortir tout le potentiel de vos photos !

Et vous ? Vous connaissez d’autres erreurs qui ne sont pas rattrapables au post-traitement ? Est-ce que vous vous êtes déjà arraché les cheveux en essayant de corriger une photo ratée sur votre ordinateur ? N’hésitez pas à poster un commentaire pour en parler !

SOURCE

10 questions à se poser avant d’acheter un objectif

Choisir un objectif photo est un véritable casse-tête pour de nombreux photographes. La démocratisation de la photographie n’a pas arrangé les choses : le nombre de modèles disponibles sur le marché est en constante augmentation.

Qu’il s’agisse d’acheter votre premier objectif ou de compléter votre parc optique, vous avez probablement mille questions en tête. Malgré le temps passé à faire des recherches ou à demander conseil autour de vous, vous êtes peut-être toujours submergé sous un flot d’informations. Qu’est-ce qui est vraiment important ? Qu’est-ce qui l’est moins ?

Je vous propose de vous accompagner dans votre recherche en vous aidant à vous poser les bonnes questions. Découvrons sans plus attendre 10 questions incontournables à se poser avant d’acheter un nouvel objectif.

1. Quels sont mes sujets favoris ?

portrait
Le portrait est-il votre thème préféré ?
crédit : Sukanto Debnath

Avant même de vous intéresser aux caractéristiques techniques, prenez le temps de vous interroger sur le type de photo que vous souhaitez pratiquer. Est-ce que vous allez photographier plutôt des personnes ? des paysages ? des bâtiments ? du sport ? des animaux ?

Le choix d’un objectif se fait avant tout en fonction de vos thèmes de prédilection. Il parait évident que vous n’allez pas forcément utiliser le même objectif pour la photo de paysage, la photo de sport ou le portrait. Je dis forcément car certains objectifs sont polyvalents et permettent de traiter un vaste choix de sujets. Cela étant dit, chaque discipline requiert généralement des exigences techniques qui lui sont propres en terme de matériel.

Prenez donc bien le temps d’identifier vos besoins. Dans un premier temps, n’écartez aucune possibilité puis affinez en fonction de critères plus stricts. Si vous possédez déjà un ou plusieurs objectifs, essayez de déterminer ce qu’un nouvel objectif vous apportera : vous permettra-t-il de photographier de nouveaux sujets ? De mieux photographier certains sujets auxquels vous vous intéressez déjà ?

2. Quelle est la longueur focale ?

teleobjectif_canon_1
Un téléobjectif :
un 400 mm Canon

La longueur focale (ou focale), exprimée en millimètres, est certainement le premier critère technique auquel vous allez vous intéresser. Une focale courte (entre 12 et 35 mm) permet de photographier avec un large angle de champ, on parle donc de grand angle. Une focale longue (au-delà de 85 mm) couvre un angle de champ étroit, on parle de téléobjectif. A mi-chemin entre le grand angle et le téléobjectif on trouve les focales standards (entre 35 et 85 mm). On considère que ces focales sont proches du champ de vision humain.

La nature de votre sujet (d’où l’importance d’avoir bien identifié vos sujets) détermine le type de focale que vous allez utiliser. Pour photographiez un paysage vous allez plutôt utiliser un grand angle pour que la scène qui est sous vos yeux apparaisse entièrement dans le cadre. Pour photographier des animaux ou du sport, vous allez choisir une longue focale pour remplir le cadre tout en restant à une distance confortable. Pour le portrait on recommande généralement d’utiliser une focale comprise entre 85 mm et 105 mm afin de mieux restituer les proportions du visage.

grand_angle_sigma
Un grand angle :
un 20 mm Sigma

Il ne s’agit là que de quelques exemples pour vous permettre d’appréhender le type de focale qui correspond le mieux à votre pratique photographique. Pour une utilisation classique, les exemples focale/sujet exposés ci-dessus représentent une bonne base. Il existe bien évidemment de nombreux contre-exemples (photographier un paysage au téléobjectif, réaliser un portrait ou une photo animalière au grand angle, etc.). La photographie a cette particularité qui fait que tout règle est bonne à être contournée…

3. Zoom ou focale fixe ?

Les optiques photo sont scindées en deux grandes familles : les focales fixes et les zooms. Un objectif à focale fixe, comme son nom l’indique, est caractérisé par une focale unique : 35 mm, 50 mm, 200 mm, etc. A l’opposé, un zoom couvre une plage focale : 18-55 mm, 55-300 mm, 70-200 mm, etc.

focale_fixe_zoom
A gauche : une focale fixe, un 50 mm Nikon
A droite : un zoom, un 24-70 Canon

Les zooms sont très simples d’utilisation et procurent un avantage indéniable : vous n’avez pas besoin de changer d’objectif chaque fois que vous voulez accéder à une nouvelle focale. Il suffit juste de pivoter la bague de zoom pour choisir la focale que vous souhaitez utiliser. Vous limitez ainsi l’entrée de poussière dans votre reflex et vous évitez quelques délicates séances de nettoyage du capteur. Vous n’alourdissez pas votre sac photo et votre dos vous dit merci !

Même si une focale fixe est moins souple en terme d’utilisation, j’y vois quand même un intérêt non négligeable : il faut se déplacer pour modifier son cadrage. Avec un zoom, il est tentant de conserver la même position et de simplement pivoter la bague de zoom pour cadrer sa photo. C’est pourtant en bougeant, en tournant autour de son sujet, qu’on arrive à réaliser des compositions intéressantes. Une focale fixe est donc un objectif qui « oblige » à construire son image, à apporter un soin particulier à la composition.

4. Quelle est la taille du capteur de mon reflex ?

Vous trouvez peut-être étrange de vous intéresser à votre boitier alors que cet article a pour sujet les objectifs photo. Pourtant la taille du capteur a une incidence majeure sur le choix de vos futures optiques.

A l’heure actuelle, il existe principalement deux types de capteurs sur les reflex : le plein format (ou full frame) et le format APS-C. Le capteur plein format a des dimensions identiques à celles de la pellicule 24×36 mm. On parle donc de plein format en référence aux standards de la photo argentique. Le format APS-C possède des dimensions inférieures, c’est pour cela que l’on parle parfois de « petit » capteur.

Tout cela est intéressant, allez-vous me dire, mais je ne vois toujours pas le rapport avec le thème de l’article ! Et bien si votre boitier dispose d’un capteur APS-C, vous devez appliquer un facteur de conversion pour obtenir la focale réelle d’un objectif. Ainsi, il faut multiplier la focale indiquée sur l’objectif par 1,6 avec les reflex Canon et la multiplier par 1,5 avec les autres marques.

Un 50 mm monté sur un reflex APS-C va donc se comporter comme un 80 mm avec un boitier Canon et comme un 75 mm avec les boitiers des autres marques. Pour un objectif donné, l’angle de champ couvert est donc plus étroit avec un capteur APS-C.

Prenons deux exemples pour comprendre quelles sont les conséquences lors de la prise de vue. Si vous achetez un zoom 24-70 mm, il va se comporter comme un 38-112 mm avec un boitier Canon APS-C. En utilisant la plus courte focale (38 mm) vous allez être limité pour photographier des paysages où l’on a souvent besoin d’un véritable grand angle.

Dans d’autres disciplines, comme la photo animalière, le capteur APS-C est un atout. Si vous utilisez un 200 mm, il va se comporter comme un 300 mm (ou un 320 mm avec un boitier Canon) et vous pourrez donc photographier plus facilement des animaux de loin sans craindre qu’ils ne s’enfuient.

5. Quelle est l’ouverture maximale ?

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Grande ouverture (ici, f/1,4) rime avec faible profondeur de champ.
crédit : Merlijn Hoek

Avec la focale, l’ouverture maximale est le deuxième critère majeur à prendre en compte au moment du choix d’un objectif.

Plus l’ouverture est grande, plus vous pouvez utiliser une vitesse d’obturation rapide sans avoir à augmenter la sensibilité ISO. Je vous invite à (re)lire mon article sur l’exposition pour bien comprendre la relation entre ouverture, vitesse et sensibilité ISO. Ainsi en conditions de faible luminosité il est possible de photographier plus confortablement sans craindre un flou de bougé. Si vous photographiez des sujets très mobiles, vous pouvez plus facilement figer leur mouvement.

Le deuxième avantage d’une grande ouverture concerne le domaine de la créativité. Comme vous avez pu le lire dans mon article sur l’ouverture du diaphragme, plus l’ouverture est grande plus la profondeur de champ est réduite. Si vous souhaitez obtenir de jolis flou d’arrière-plan, une grande ouverture est donc à privilégier.

Enfin, il est important de noter que sur les zooms d’entrée de gamme l’ouverture maximale n’est pas constante sur toute la plage focale. Si l’on prend par exemple le Nikon 18-70 mm f/3,5-4,5 l’ouverture maximale f/3,5 est disponible à 18 mm alors qu’à 70 mm il faudra se contenter d’une ouverture maximale de f/4,5. Si dans la dénomination de l’objectif vous lisez quelque chose comme f/4-5,6 ou f/4,5-5,6, vous êtes dans le même cas de figure : l’ouverture maximale diminue à mesure que la focale augmente.

Pour bénéficier d’une ouverture maximale constante il faut s’orienter vers des zooms haut de gamme. Pour les focales fixes, le problème ne se pose pas et vous disposez constamment de l’ouverture maximale.

6. L’objectif est-il stabilisé ?

La stabilisation est un dispositif qui permet de compenser les petits mouvements du photographe quand il photographie à main levée. En effet, même si nous n’avons pas conscience de ces micro-mouvements, ils peuvent entrainer un flou de bougé.

Pour éviter un flou de bougé il n’y a pas de recette miracle : vous devez être le plus stable possible, tenir correctement votre reflex et disposer d’une vitesse d’obturation suffisamment rapide. On considère généralement qu’il faut utiliser une vitesse au moins égale à 1/focale. Ainsi, plus la focale de votre objectif est longueplus la vitesse doit être rapide.

Avec un 50 mm, vous devez utiliser une vitesse au moins égale à 1/50 s pour minimiser le risque de flou de bougé. Avec un 200 mm, il faut shooter à 1/200 s. Si vous utilisez un capteur APS-C, vous devez logiquement appliquer le facteur de conversion pour obtenir la vitesse adéquate (respectivement 1/80 s et 1/320 s avec un reflex Canon).

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Le système de stabilisation Nikon

La stabilisation est très utile si vous photographiez dans des conditions de faible luminosité (en intérieur, à la tombée de la nuit, etc.). Vous vous en servirez par exemple si vous êtes déjà à l’ouverture maximale de votre objectif et que la vitesse est trop lente pour photographiez à main levée. Vous pourriez également monter dans les ISO mais, à partir d’une certaine valeur, vous serez limité par la présence de bruit numérique.

Les systèmes de stabilisations actuels (IS chez Canon, VR chez Nikon) permettent de « gagner » jusqu’à 4 vitesses. C’est-à-dire que vous pouvez théoriquement utiliser une vitesse d’obturation 4 fois plus lente sans risquer de voir apparaitre un flou de bougé sur vos photos. Ces données (fournies par les constructeurs) sont bien évidemment à apprécier au regard de l’expérience du photographe.

7/ Quelle est la distance minimale de mise au point

Cette question concerne une frange de photographes mais j’ai quand même tenu à la faire figurer dans l’article. Si vous vous intéressez à la macro, vous devez accorder la plus grande importance à ce paramètre. En effet, pour remplir le cadre avec un petit insecte ou saisir les détails d’une fleur il faut se rapprocher énormément du sujet.

Avec un objectif classique, vous êtes rapidement limité par la distance minimale de mise au point. Vous pouvez faire le test avec votre équipement actuel : rapprochez-vous à quelques centimètres d’un sujet et essayez de faire la mise au point. Vous n’y arriverez pas, l’autofocus va patiner. Pour dépasser cette limitation technique la voie royale est d’utiliser un objectif dédié à la prise de vue rapproché : l’objectif macro.

8/ Quelles sont les limites de mon objectif actuel ?

Vous possédez déjà un objectif et vous envisagez dans acheter un second. Est-ce que vous vous êtes demandé si vous aviez atteint les limites de votre objectif actuel ? Êtes-vous frustré parce qu’une limitation technique vous a empêché de prendre LA photo ? Avez-vous besoin d’une plus grande ouverture ? D’une focale plus longue ? Si vous êtes dans cette situation, alors c’est le bon moment d’étoffer votre parc optique.

Si vous n’arrivez pas à répondre à cette question, c’est qu’à mon avis vous n’avez pas besoin d’acheter un nouvel objectif. Si c’est pour que votre nouvel objectif fasse joli sur une étagère ou reste enfermé dans un placard, cela n’a pas beaucoup d’intérêt !

Il est primordial de se poser cette question avant tout achat de matériel photo. Elle n’est donc pas uniquement valable pour les objectifs mais également pour les boitiers et les accessoires. Après, rien n’empêche de vous faire plaisir, même je trouve ça un peu dommage…

9. Est-ce que je serai à l’aise avec mon futur objectif ?

Lire des tests dans des magazines ou sur internet c’est bien, mais savez-vous à quoi ressemble vraiment l’objectif que vous avez en ligne de mire ? Quel est son poids ? Quelles sont ses dimensions ?

Acheter sur internet présente des avantages (en terme de prix notamment), mais vous vous coupez d’une certaine réalité. Avant de vous décider, je vous conseille donc vivement d’aller faire un tour en magasin pour vous rendre compte des éventuelles contraintes.  Si vous voulez avoir un bon aperçu et tester votre futur matériel, pourquoi ne pas louer un objectif quelques jours ? Vous aurez alors beaucoup plus de certitudes pour savoir si l’objectif qui vous intéresse est vraiment fait pour vous.

Si vous êtes amateur de randonnée ou si vous vous déplacez beaucoup vous préfèrerez sûrement limiter le poids et l’encombrement. Même chose si vous partez en voyage, serez-vous à l’aise avec un objectif imposant, notamment dans un pays étranger où les repères sont différents ? Pour ce type d’utilisation vous pouvez vous orienter vers un zoom transtandard (un 18-200 par exemple) qui vous permettra de couvrir de nombreux sujets pour un poids et un encombrement minimum. Si vous photographiez essentiellement en studio ou chez vous, ce critère a évidemment moins d’importance.

10. Quel est mon budget ?

Une fois que vous avez trouvé l’objectif de vos rêves, il reste quand même un point important à prendre en compte : votre budget.

La longueur focale est le premier critère pouvant expliquer un écart de prix entre deux objectifs. Généralement, plus la focale est longue plus le prix est élevé. Dans une même gamme d’objectifs, les téléobjectifs sont donc souvent plus chers que les grands angles. Il faut par exemple compter plusieurs milliers d’euros pour un 500 mm. La présence d’une très grande ouverture, notamment sur les zooms à ouverture constante, est également synonyme de prix élevé. La construction optique de ce type d’objectif est plus complexe et cela se répercute sur le prix.

Le prix des objectifs est un frein pour de nombreux photographes. Il est souvent nécessaire de faire des choix et de trouver le meilleur compromis. N’oubliez pas pour autant qu’acheter un bon objectif c’est investir sur le long terme. Les objectifs se démodent beaucoup moins vite que les boitiers numériques et c’est avant tout la qualité de l’optique qui permet d’obtenir une bonne qualité d’image.

Le choix d’un objectif est un long cheminement qui peut s’avérer passionnant pour certains, prise de tête pour d’autres. Vous devriez à présent y voir plus clair et être capable d’identifier les éléments clés à prendre en compte. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous !

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